La journée a mal commencé pour Sho. Après une dispute avec sa mère, il s’est rendu compte sur le chemin de l’école qu’il avait oublié l’argent pour payer la cantine. Mais tout cela n’était rien à côté de la secousse sismique ressentie en plein cours par toute sa classe. Une secousse inhabituelle, qui a projeté les bâtiments, les élèves et leurs enseignants dans un univers désertique entouré d’un épais brouillard. Avant de percer le mystère de cet événement aussi soudain que traumatique, adultes et enfants vont devoir tout mettre en œuvre pour ne pas céder à la panique.
Un classique du manga fantastique, par un auteur considéré au Japon comme le Dieu du manga d’horreur. Publié pour la 1ère fois en 1972, cette série n’a pas perdu une ride et son dessin, un poil vieillot, fait tout son charme. On plonge la tête la première dans cette histoire où chacun semble vivre son pire cauchemar. Aucune explication n’est donnée à la transportation de l’école dans un univers inconnu. Le coté post-apocalyptique doublé du huis-clos permet d’instaurer une tension psychologique et de dresser le portrait le plus tragique de la condition humaine lorsqu’elle est confrontée à une situation désespérée. C’est trash et sans pitié, même si la violence n’est jamais gratuite. Oubliant leurs missions d’encadrement et de protection, les adultes sont les premiers à adopter un comportement à la fois déviant et égoïste tandis que les enfants, de leur côté, restent sur le registre de l’entraide et de la solidarité. Pour combien de temps encore, c’est toute la question.