Dans les couloirs du métro en ruine, Sho et ses amis vont découvrir les “humains du futur”, aux formes monstrueuses et aux intentions belliqueuses. De retour à l’école après avoir échappé à une éruption volcanique, deux clans vont s’affronter alors que chacun prend peu à peu conscience que tout espoir est perdu et qu’il n’y a rien d’autre à attendre que la mort pour sortir de ce pétrin. Pour Sho, la situation est encore pire puisqu’il est frappé par une terrible crise d’appendicite.
Au cas où les quatre premiers tomes n’auraient pas poussé le curseur de l’horreur suffisamment loin, Kazuo Umezz décide d’en rajouter une couche. Jetons donc les enfants en pature face à des adversaires arachnéens dotés de parole, puis faisons les s’entretuer dans une guerre de territoire désespérée avant, cerise sur le gâteau, de leur faire pratiquer une opération chirurgicale sans la moindre anesthésie. Au-delà de l’escalade dramatique, le propos se fait pour la première fois clairement politique, notamment dans la dénonciation des excès humains qui détruisent la planète, entre surexploitation des ressources, surconsommation et individualisme forcené. Un avant dernier tome qui ne peut qu’inciter à découvrir la suite (et fin !) au plus vite.