Devant quitter précipitamment l’école pour échapper à un gaz toxique envahissant l’atmosphère, les enfants entament une migration désepérée et, après avoir franchi de multiples obstacles, se retrouvent dans un Tokyo désert. Tiraillé par la faim et les dissension internes, le groupe est sur le point de s’autodétruire. Et cette fois-ci, malgré toute sa bonne volonté, Sho ne semble pas en mesure de changer la donne.
Comment finir une telle série en beauté ? Avec un nuage toxique, des éruptions volcaniques, un parc d’attraction aux robots incontrôlables et un soupçon d’anthropophagie (entre enfants). Au-delà des péripéties toujours plus nombreuses (et horribles !), le propos final oscille entre la compréhension des faits et la projection vers un futur qui ne s’annonce peut-être pas aussi sombre que prévu. Après le message écolo du tome précédent, l’auteur semble vouloir insister sur le fait que l’avenir de la planète repose sur des générations futures conscientes des enjeux environnementaux et capables d’exprimer suffisamment d’altruisme et de solidarité pour éviter que le monde ne sombre dans le chaos. Une conclusion porteuse d’espoir et finalement en décalage avec le récit post-apocalyptique d’une totale noirceur qui avait porté la série jusqu’alors. Une fin étonnante mais plutôt réussie !