Si au niveau du dessin de Jean-Charles Kraehn, on enregistre des petits progrès par rapport aux maladresses du premier tome, "l'Héritier sans Nom" continue de souffrir des mêmes tares : imprécision des visages que Kraehn a du mal à "figer", et excès de dialogues dans certaines cases, qui nuit à la fluidité de la lecture et qui privilégie la parole à l'action. C'est plus le scénario des Aigles Décapitées qui attirera l'attention par sa maturité dans la description des conflits entre les personnages, et ses "coups de théâtre" malins, comme la révélation assez impressionnante qui conclut ce second tome, et donne très envie de poursuivre la lecture. On déplorera quand même cette fois le manque de crédibilité de la relation naissante entre "le jongleur" et Alix, mais on soulignera avec plaisir le joli travail sur les couleurs, typique d'une époque où la colorisation des BDs n'était pas purement une affaire de logiciel.

Eric-Jubilado
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le 11 sept. 2015

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