J'ai eu un cas de conscience en notant cette oeuvre.
Le dessin, à lui seul, vaut une note plus généreuse que le six que j'ai fini par lui attribuer. Franchement, c'est pas souvent qu'on croise une telle qualité visuelle, j'en étais la première surprise en tombant sur La Croix du Sud.
Quel dommage que le scénario ne suive pas.
Quand une BD fait une cinquantaine de pages, on ne s'attend pas à une débauche de psychologie (quoique, la magie du dialogue, tout ça), mais ici, c'est chiche, voire lapidaire.
Le pitch? Iliane, une petite fille, est témoin du meurtre de sa mère, accusée de sorcellerie, et amenée au château de la Croix du Sud, où elle finira servante. Elle croise la route d'un autre petit garçon maltraité, Dominique, dont on ne connaît pas les fautes mais qui est traité comme un esclave et une source permanente de moquerie par le fils du roi et... si je vous dis une ligne de plus du scénario, on tombe en plein dans la zone du spoiler.
C'est dire si le scénario est mince.
Dommage.
Cette BD n'est à lire que pour le plaisir de la rétine, mais son contenu tombera très rapidement dans l'oubli.