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Une BD de dégénéré
Entendant la controverse autour de Bastien Vivès, je lis quelque part que son oeuvre est subversive et incroyablement drôle.J'ai donc pris mon courage à deux mains afin de lire ce torchon par pure...
le 14 déc. 2022
Avec La Décharge mentale, Bastien Vivès nous promet une exploration de l'épuisement contemporain, mais l'album finit par ressembler à une soirée où tout le monde a oublié d'apporter les chips : on attend quelque chose de croustillant, et on reste sur sa faim.
L’idée de départ est intrigante : observer les absurdités et les contradictions de notre société à travers des situations du quotidien. Mais très vite, l’humour tombe à plat, comme un ballon de baudruche qu’on aurait percé. Les gags, souvent prévisibles, oscillent entre le banal et le déjà-vu, peinant à provoquer autre chose qu’un haussement de sourcils poli.
Graphiquement, Vivès conserve son style minimaliste, mais ici, il joue dangereusement avec la ligne de l’expérimental fainéant. Les dessins, à force de simplicité, flirtent avec l’esquisse bâclée, donnant l’impression que le concept de "décharge mentale" s’est aussi appliqué à la conception de l’album. Les cases semblent parfois vides, autant sur le plan visuel qu’émotionnel.
Quant aux dialogues, ils se veulent percutants, mais manquent de piquant. Le cynisme qui faisait mouche dans d’autres œuvres de Vivès s’essouffle ici, comme un comédien qui répéterait des blagues qu’il ne trouve plus drôles lui-même. On perçoit une critique sociale en filigrane, mais elle reste trop en surface pour vraiment faire réfléchir ou même divertir.
Le format court, pourtant propice aux punchlines efficaces, est ici un piège : les situations s’enchaînent sans réelle progression ni fil rouge, donnant une impression de brouillon. Résultat : l'album semble avoir été conçu à la va-vite, avec une plume et un pinceau en pilotage automatique.
En résumé, La Décharge mentale est une tentative de satire sociale qui manque cruellement d’énergie, de mordant et de substance. Un album qui porte bien son titre, car après l’avoir refermé, on ressent effectivement une étrange impression de vide.
Créée
le 17 janv. 2025
Critique lue 31 fois
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