C’est l’histoire de Constance, un jeu enfant continuellement habillé avec une longue jupe et des beaux cheveux que sa grand-mère élève à la dure et à l’isolation du monde. On suit les déboires de Constance qui peine à comprendre ce qui lui arrive, qui subit les déboires imposés par ses grands-parents et qui retrouve parfois certains moments de liberté lorsque Constance interagit avec les enfants de la femme de ménage.
L’oeuvre est souvent vantée d’aborder le sujet de trans-identité. De Constance, il n’y a pourtant aucune volonté de transition, il s’agit plutôt d’une oeuvre sur la maltraitance des enfants qui fait des liens à la fois avec le sentiment de perte mais aussi avec la perte des repères ou de la signification des signes de la société lorsque isolée d’elle. Il y a également des brefs aperçus historiques de la France des années 70.
De manière globale j’ai assez bien aimée cette oeuvre qui a plus de sens et plus de profondeur une fois le twist final révélé. J’aime le style graphique de Lehmann (mais Chumbo, son oeuvre plus récente est d’autant plus poussée sur cet aspect).
Une chouette découverte !