La femme-serpent est le premier grand succès de Kazuo Umezu. Ce grand maître de l'horreur a dessiné ce recueil dans un magasine pour jeunes filles de 1965 à 1966.
La femme-serpent rassemble trois récits portant sur le même sujet et où les origines des trois parties se recroisent jusqu'à la dernière page. Dans ce manga, tout tourne autour de femme mi humaine, mi serpent. Le personnage principal est dans les trois cas une jeune fille devant échappé à la cruauté animale d'une femme-serpent. L'entourage des héroïnes ne voit pas les choses à temps quand il ne se retourne pas pour aider la femme-serpent. L'auteur joue avec la peur de ce qui va arriver et le sentiment d'impuissance. En effet les trois héroïnes sentent le danger arriver alors qu'elles ne peuvent le plus souvent pas changer inéluctable. (le lecteur est dans la même situation).
Umezu joue avec la perte du repère et cocon maternelle pour plonger les enfants dans des situations d'impuissances et de terreur.
La lecture est constamment retourné via de sensible nuances narratives. Le lecteur perds donc au final ses repères dans l’appréhension de la vrai provenance du danger et de la compréhension de ce dernier.
Est-ce que la mort et la peur n'apparaissent pas lorsque la personnalité profonde des personnes ressort ? En tout cas nombre de petites filles ont du être terrifiés à l'idée de la part animal incontrôlée qui sommeil en chacun d'entre nous.
Umezu maîtrisait déjà avec brio son trait précis, noir et terrifiant au début de sa carrière. Le visage des serpents et la courses de ses derniers rampent à toute vitesse glace d’effroi. La mise en page est déjà pleine de variation et d'intelligence.
Encore une belle œuvre du grand Kazuo Umezo.