Cela aurait dû rester un récit sur la condition animale — thème abordé avec brio dans les deux ou trois premières parties — plutôt qu'une reproduction/adaptation contemporaine du chef-d'œuvre d'Orwell (quasi)éponyme. Une œuvre à mon sens d'ailleurs non-reproductible car inscrite dans un contexte historique et politique particulier, dont la réactualisation me paraît dès lors herculéenne, sinon impossible...
Évidemment qu’il faut dénoncer le totalitarisme sous toutes ses formes. Mais dans une forme aussi peu subtile, le message ne porte pas. La transposition à l’Amérique actuelle reste limitée, parfois même forcée.
Et je passe sur l'auto-fellation grand format en guise d'outro tant on est dans la démesure.
Tu nous as habitués à mieux Tom, ayant personnellement fini Vision et Mister Miracle la semaine dernière, j'ai pris deux claques, je me souviens même de certains passages géniaux du run de Batman rebirth.
En bref, un pari perdu d’avance pour King, malgré le style graphique vraiment appréciable de Gross. On se surprend à s’attacher aux figures animales qui peuplent les cases, portées par une attention aux détails capable de briser les cœurs les plus solides, ce qui n'est pas sans rappeler Nou3 ou bien Les seigneurs de Baghdad.