Ce La Maison des Impies est seulement mon deuxième comics du duo Ed Brubaker et Sean Phillips, mais une chose est certaine : ce ne sera pas le dernier.
Comme pour leur œuvre précédente que j’ai lue, Là où gisait le corps, j’ai dévoré ce récit d’une traite. La qualité d’écriture est remarquable, la lecture est fluide, et les dessins de Sean Phillips réussissent à instaurer une ambiance lourde et pesante qui colle parfaitement à l’histoire.
Côté intrigue, le récit s’appuie sur un fait marquant déjà abordé dans The Department of Truth de James Tynion IV : une histoire vraie des années 80, où des enfants prétendaient avoir été victimes de rituels sataniques, alors que tout était inventé. On explore ici les théories du complot liées à ces événements et leurs conséquences sur la vie du protagoniste et de son entourage.
Quelques rebondissements sont prévisibles, et la fin, très abrupte, peut désorienter. Cela m’a laissé une impression mitigée sur ce point précis, mais cela n’enlève rien à la qualité générale du récit.
Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié l’ambiance pesante et immersive ainsi que la fluidité de lecture. Un bon récit qui mérite d’être découvert.