J'ai bien aimé plusieurs choses :
Le lieu de l'action, Hossegor, une ville dont j'ai pu reconnaître certains lieux.
Ensuite, même si je ne suis plus une grande fan du trait de Pénélope Bagieu (je le trouve brouillon et grossier), je dois dire que les couleurs choisies sont vraiment belles, les cases sont rythmées, avec parfois un cadrage inédit qu'on voit rarement (des scènes dessinées en plongée par exemple).
Contrairement à ce qu'a fait la BD franco-belge durant des années, Pénélope Bagieu n'hésite pas à illustrer la diversité des corps : grand et mince, grand et costaud, large des hanches, petit et rond, ou musclé par des journées de surf. Elle illustre les gens du réel et on s'y identifie plus qu'à un Largo Winch à la mâchoire carrée accompagné de créatures sublimes.
Quant à l'histoire, je n'en dirais pas trop non plus, mais j'ai plutôt aimé les différents sujets traités. C'est assez bien amené, car la mère de famille nous paraît d'abord très timide, peu encline à l'aventure. Puis à creuser dans le passé, on découvre autre chose d'elle : une femme prise dans les tourments du quotidien, de la gestion de celui-ci avec trois enfants. De nombreuses femmes pourront se retrouver dans ce portrait, sans aller jusqu'à ce qu'elle a fait, ou peut-être pas de cette manière...
La façon dont les confidences entre une mère et sa fille sont amenées m'a fait penser au roman d'Anne-Laure Bondoux, L'aube sera grandiose. Là aussi, durant une nuit, de nombreuses choses étaient révélées par une mère à sa fille, dans un lieu isolé près d'un lac.
Une jolie BD lue trop rapidement.