J’avais beaucoup aimé Shanghai Chagrin du même auteur. J’étais donc curieux de découvrir le dernier ouvrage du jeune auteur Léopold Prudent.
La Roue sans merci est un petit ouvrage d’un vingtaine de page et d’une taille à peine plus grande que ma main (j’ai de grandes mains donc ça n’aide pas). Cependant, derrière cette petite BD se cache tout de même une grande BD. En quelques mots et quelques images, Prudon nous parle d’amour, du temps qui passe et qui ne revient pas. On assiste à un vieux couple qui se promène en bord de Loire et qui vit ses derniers instants face à cette grande roue qui tourne. Cette même grande roue qui était présente lors de la rencontre du couple des décennies auparavant et qui à travers elle nous faire revivre les moments du débuts. La grande roue tourne continuellement et rappelle finalement l’horloge qui également tourne et qui inlassablement laisse le temps filer.
Le dessin est intéressant. Il ressemble à des ombres qui s’alternent. Des formes blanches sur fond noir et vice versa. Ce n’est pas forcément mon style mais c’est impressionnant ce que l’on peut faire en quelques coups de pinceau.
C’est léger, c’est touchant, c’est poétique, tout cela sans forcément être trop.