Cover La Tendresse des pierres

La Tendresse des pierres

2013

164

123

20

7.5

BD (divers) de Marion Fayolle · 2013 (France)

Résumé : « Si j'avais dû trouver un élément pour symboliser mon père, j'aurais choisi les pierres. Mais, attention pas les galets lisses et doux. Non, plutôt les rochers qui piquent les pieds si on leur marche dessus sans chaussures. Ceux qui sont recouverts d'aspérités. Ceux qui râpent, qui coupent, qui sont agressifs et froids. Mon père était un rocher sur lequel on aurait aimé s'agripper sans se blesser. Sous lequel on aurait aimé s'abriter sans se sentir menacé ». Marion Fayolle réalise un chef d'œuvre éblouissant sur la recherche d'un amour manqué, celui d'un père à l'agonie. Un homme dur et insaisissable dont on souhaite réanimer la vie et l'amour. La Tendresse des Pierres sublime par delà toutes les richesses des rapports texte et image les possibilités artistiques et littéraires d'une bande dessinée moderne que l'auteur enrichit par l'influence du surréalisme et du nouveau roman. Jean-Luc Godard disait de lui « Je suis un peintre qui fait de la littérature », une définition qui convient parfaitement à Marion Fayolle.
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Critique positive la plus appréciée

8

jerome60

le 1 déc. 2014

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Critique de La Tendresse des pierres par jerome60

La narratrice raconte l'agonie de son père. C'est d'abord un poumon qu'on lui ôte, puis le nez, qu'il va dorénavant porter au cou comme un ruban, et enfin la bouche. On lui offre de nouveaux poumons, qu'il doit traîner derrière lui comme une valise à roulettes. Petit à petit, le père redevient un...

9

nolhane

le 10 avr. 2019

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Hommage à un père.

La Tendresse des pierres est une lecture assez unique. Marion Fayolle y raconte le combat de son père (et de sa famille) dans la lutte contre le cancer. Le grand point fort de cette bd est le point de vue que prends l'autrice et le ton avec lequel elle raconte son histoire. L'arrivée de la...

7

hydroquinone

le 3 mai 2015

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délicat et distancié

Elle aborde de nombreux sujets très difficiles, protégée à la fois de la mièvrerie et de l'effroi par son rapport métaphorique à la réalité. C'est irréprochable, faussement naïf, mais un peu trop distancié à mon goût, moi qui préfère les auteurs qui vont au vif du sujet, sans masque et sans crainte...