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246 critiques
Critique de La Vallée du diable par Biznut
Une suite satisfaisante, exotique, bien ficelée, superbement dessinée. On apprécie de pouvoir la lire de façon indépendante du premier volume.
le 25 mai 2018
Preuve du talent de Pastor, dès les premières pages le charme opère, on est immédiatement transporté dans cet archipel fraîchement colonisé du Pacifique qu'est la Nouvelle-Calédonie de 1920. Il y a un je-ne-sais-quoi de La Leçon de Piano de Campion dans la façon de dépeindre cette immersion de petits gens civilisés en pleine cambrousse inhospitalière, loin du bruit et de la fureur des villes industrielles d'alors mais aussi loin de la communauté et de la société qui leur ressemble (les villages de Savoie pour notre quatuor).
Le malaise est prégnant, à travers le personnage de Pauline notamment, qui transmet à merveille cette incapacité de se sentir chez soi sur une terre volée, dans un monde qui n'est pas le notre. Alors que tout concorde à faire croire que cela pourrait être un petit bout de paradis , la plage de sable fin, la faune et la flore exotique, des autochtones sympathiques et corvéables, un style de vie simple mais confortable pour les colons (pensée émue du Coup de Torchon de Tavernier), ce microcosme va progressivement s'auto-détruire et transformer l'histoire en véritable tragédie.
Le dessin -numérique qui n'en a pas l'air à base de hachures "Bic"- de Pastor sert avec virtuosité ce beau récit d'aventure historique, des cases sont sublimes (la poursuite sous la pluie, les paysages de forêts tropicales), les couleurs chatoyantes, l'atmosphère ilienne superbement retranscrite.
Une belle lecture qui m'invite à me précipiter sur l'opus antérieur qui peut aussi se suffire à lui-même, Le Sentier des Reines.
Créée
le 1 oct. 2017
Critique lue 188 fois
7
246 critiques
Une suite satisfaisante, exotique, bien ficelée, superbement dessinée. On apprécie de pouvoir la lire de façon indépendante du premier volume.
le 25 mai 2018
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