Et j'aime même pas le foot
C'est quand même bizarre que cette BD, et sa suite "Le Canonnier de Vodkagrad", me soient à ce point restées en tête. Et pourtant... découvertes dans les versions album du Journal de Spirou quand j'avais une dizaine d'années, je leur ai tout de suite trouvées un charme et un humour qui ne se sont pas démentis avec trente ans de recul. Est-ce le trait de Malo si reconnaissable? le cynisme bon enfant qui fait que tous les personnages sont veules, corrompus, arrivistes ou mégalomanes, à l'unique exception de Popov l'innocent? Allez savoir.
Certes le football, sport qui m'indiffère par ailleurs, est au coeur de l'histoire. Mais c'est pour mieux parler de tout, de la guerre froide qui régnait en ce début des années 1980, des magouilles politiques, des médias décérébrants, des sodas mauvais pour la santé et du reste. C'est un peu le portrait d'une époque, que nos parents ont mieux connus que nous et dont il nous reste quelques bribes, comme ces BD indémodables.
Vive la juste lutte du peuple cougoulais!