Ce sont d'abord des décors. Paris la nuit. Ces ruelles qui n'appartiennent à personne. Ou ces campagnes indécises aux lourds ciels gris. Les personnages interchangeables malgré eux se débattent dans ces dehors sans réponse, restitués avec autant de précision que la ligne des visages est claire. De nombreuses pages sans parole charrient l'énigme de l'existence. D'où vient que nous sommes ce que nous sommes? Et quelle en est la rémanence à soi-même, aux autres? Parabole philosophique sans autre finalité que le vertige existentialiste, la quête prend la forme d'un thriller touffu cerné par l'absence de réponse.