Henry David Thoreau (1817 - 1862) revendiquait un mode de vie centré sur la nature. Il a vécu deux ans dans une cabane construite de ses mains, au bord de l'étang de Walden, près de sa ville natale, dans le Massachusetts (États-Unis). Ceci a le mérite de nous rappeler que l'écologie et la préservation de la biodiversité ne sont pas des préoccupations récentes ni des concepts nés en Europe.
La deuxième chose qui nous vient à l'esprit est : Comment Thoreau a-t-il pu supporter une telle solitude ? Deuxième erreur ! Les animaux n'ont pas été intimidés par cet humain étrange et ils ont rapidement sympathisé avec lui (peut-être même un peu trop en ce qui concerne les lapins).
La flore est habituellement plus discrète mais elle est ici mise en valeur par l'amour que Thoreau avait pour les arbres, les plantes et les fleurs. Et aussi, malheureusement, par les coups de fusil de Buffalo Gilles, le propriétaire terrien prêt à tirer sur le moindre pissenlit.
L'étang, en principe, aurait pu apporter le calme et le silence à notre amoureux de la nature. Mais il se trouve qu'il a une âme, parfois un peu frappeuse.
Catherine Meurisse a ajouté à tout ce biotope plusieurs humains ayant existé, contemporains ou pas d'Henry David Thoreau. Et, bien entendu, un certain nombre de dangers extérieurs, l'un d'entre eux étant probablement à proximité de votre postérieur.
Pour mettre en images Thoreau et son clan, l'autrice alterne de magnifiques paysages de nature sauvage, des personnages cartoonesques et un étonnant et très réussi mélange des deux. Les visages sont épurés mais très expressifs. Elle a créé un Henry David Thoreau incroyablement humain et sympathique, qui justifie la lecture de la BD à lui tout seul. Au point que l'on a très envie de le retrouver dans une future BD !