Adaptation du roman de Vautrin, cet album en 4 parties se déroule pendant La Commune, ces deux mois où le peuple de Paris s'est révolté contre le gouvernement et a fait l'expérience de l'autogestion.
Et c'est un grand paradoxe que cette partie de l'histoire de France qui brille comme un flambeau, ces quelques jours qui illuminent d'espoir les différents peuples, soient reconstitués d'une façon aussi terne et laide. Les dessins noirs et blancs de Tardi ne sont pas d'une grande beauté, loin de là. bien entendu, la laideur faisait partie du monde parisien de cette époque, mais pourquoi un univers aussi glauque, grisâtre et repoussant ? Pourquoi empêtrer cette histoire dans le monde du crime et de la violence ? Pourquoi cette absence d'espoir dès les premières pages ? Jamais on ne ressent le formidable élan provoqué par ces révoltés. Jamais on n'éprouve l'extraordinaire énergie de cette insurrection. Tout est perdu dans un rythme trop lent, un album trop bavard, des histoires disparates trop longues et des dessins mal foutus.
Car le livre ne se contente pas de raconter l'histoire de La Commune. Il multiplie les personnages, chacun ayant son histoire perso (des anecdotes qui se rejoignent à certains moments). C'est organisé comme un roman d'Alexandre Dumas, le génie narratif en moins.
Car je me suis ennuyé ferme sur cet album !
Le seul véritable avantage que j'ai trouvé dans ce livre, c'est l'utilisation de l'argot. Pour moi, c'est toujours un plaisir de lire cette langue.
Sinon... Ben, ça m'a donné envie de lire le roman de Vautrin.