Le Déviant T2 – Un conte de Noël : deuxième partie vient conclure le diptyque imaginé par James Tynion IV. Ce second tome confirme qu’on est face à un thriller/slasher solide et efficace, avec une intrigue qui tient bien la route, son lot de gore, de tension et de suspense. Là où le premier tome pouvait laisser espérer quelque chose de plus spectaculaire ou surnaturel, cette conclusion se révèle finalement plus terre à terre, pour un dénouement assez classique dans le genre, ce qui pourra en décevoir certains.
Comme souvent avec James Tynion IV, c’est surtout sur l’écriture des personnages que le récit brille. Ils sont une nouvelle fois remarquablement construits : on ressent parfaitement leurs frustrations, leurs peurs, et même la haine qui anime certains d’entre eux. La notion de déviance reste au cœur du récit, qu’elle soit incarnée par un tueur en série, par ceux qui le fantasment, par la haine et les préjugés envers une communauté, ou encore par le regard que la société – et nous-mêmes – portons sur ce qui est considéré comme « déviant ».
Les planches de Joshua Hixson collent parfaitement à l’ambiance polar/slasher de l’histoire. Certaines pages sont tout simplement magnifiques, renforçant l’atmosphère pesante et oppressante du récit.
Au final, Le Déviant T2 reste un thriller très efficace, porté par de vraies idées intéressantes sur le fond et une excellente écriture des personnages, même si son dénouement, trop attendu, empêche l’ensemble de marquer autant qu’il aurait pu