Je ne sais pas quelle est la technique utilisée par Fabrizio Dori mais ses planches, ses cases, sont des œuvres d'art. Les couleurs sont magnifiques. De plus, il fait varier son style de dessin selon les circonstances et, par exemple, il fait du Van Gogh quand Eustis, le personnage principal, rencontre un peintre qui se prénomme Vincent et qui aime peindre en plein air. On y croise aussi du Roy Lichtenstein, de l'Otto Dix, de l'Hokusai, et des artistes plus récents (le TrollFace de Whynne, un peu de Killofer, etc.).
L'histoire fait se côtoyer la mythologie Grecque et des paysages contemporains, dans lesquels des immeubles froids et des usines sont visibles au loin, derrière des champs de tournesols ou de coquelicots. L'auteur nous raconte avec douceur et humour la quête d'une époque bénie, celle où les dieux et déesses voyageaient à travers le monde. Il nous fait réviser les noms des locataires du Panthéon et stimule notre réflexion : De quoi avons-nous besoin dans la vie ? Qu'est-ce que nous recherchons ? Le scénario est bien structuré et la fin tient ses promesses.
Au total, une lecture qui enrichit et qui est un vrai bonheur.