J’aime beaucoup le podcast Venus d’épilait-elle la chatte qui met en exergue le système patriarcal sous le prisme de l’histoire de l’art. L’autrice cite d’ailleurs ce podcast comme une de ses sources d’inspiration dans sa postface. Cette bande dessinée invite à une réflexion sur la place du nu féminin dans l’art et plus généralement sur la représentation des femmes dans la société. Et cela prend la forme d’une rébellion surréaliste, les statues de femmes exposées au Musée du Louvre ne supportent plus le regard lubrique des visiteurs. L’autrice fait le choix de traiter ce sujet en utilisant le comique de narration et à ce titre, le binôme composé d’une sœur et d’un frère qui se travestissent à la direction du musée m’a beaucoup amusé. Le thème de la bande dessinée m’a beaucoup plu.
Le dessin est minutieux et plein de détails. L’autrice alterne des dessins monochromes (noir, bleu et rouge) et utilise pleinement toutes les couleurs lorsqu’il s’agit de présenter un tableau exposé au musée.
Le seul bémol c’est que j’en aurai voulu encore plus, plus de tableaux, plus de statues problématiques pour continuer cette réflexion sur les œuvres exposées et l’impact qu’elles ont dans la représentation des genres.