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le 21 mars 2021
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Des vampires, des crapauds volants, des batraciens ninja et … un artefact nauséabond. Après avoir abordé avec malice plusieurs figures et monstres emblématiques de la littérature fantastique dans des...
BD franco-belge de Lewis Trondheim, Joann Sfar et Manu Larcenet (2002)
Des vampires, des crapauds volants, des batraciens ninja et … un artefact nauséabond.
Après avoir abordé avec malice plusieurs figures et monstres emblématiques de la littérature fantastique dans des albums antérieurs comme les Trolls et les Araignées Géantes (La princesse des barbares, DZ3), le Dragon (Sortilège et avatar, DZ4), les Lutins (La Chemise de la Nuit, DPM-99) ou encore les Morts-Vivants (Jean-Jean la Terreur, DM1), Sfar et Trondheim tournent brillamment en dérision dans Le jour des crapauds le mythe du Vampire. Ils conjuguent le côté sombre et intimidant que l’on prête régulièrement à ces créatures avec une bêtise et une simplicité d’esprit désopilante typique de beaucoup de monstres peuplant le Donjon.
L’album est une vraie réussite, plein de rebondissements amusants, de péripéties rocambolesques, agrémenté de dialogues hilarants, de situations humoristiques très bien pensées et de tout un tas d’enchaînement de blagues et de quiproquos. Voir un vampire myope qui a perdu ses lunettes être insensible au signe de la croix qu’il ne parvient pas à distinguer ou Herbert s’enduire de charbon et courir à quatre pattes en hurlant « Houuuuu » pour se faire passer pour un vampire transformé en loup est particulièrement tordant ! Deux exemples parmi tant d’autres qui montrent à quel point cet album est un petit bijou d’humour et d’inventivité.
Mais si l’album est hilarant de bout en bout et constitue selon moi le meilleur Donjon Parade de la série, c’est aussi parce qu’il bénéficie du trait de Manu Larcenet plus drôle et expressif que jamais. Sa représentation graphique des vampires notamment rend ces personnages très drôles dès le premier coup d’œil. Le design du Donjon, avec ses sombres couloirs, ses passages secrets, ses escaliers interminables est également un régal. Au final, comme tous les Donjon Parade, cet album ne paye pas de mine de prime abord, mais comme tous les Donjon Parade il est excellent.
Créée
le 21 mars 2021
Critique lue 304 fois
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