Le jour du caillou (j'adore ce titre) traite de la rupture amicale, de la perte de son meilleur ami, du sentiment d'abandon, de trahison, qui nous retient d'avancer.
Cette rupture est joliment représentée à travers un déséquilibre, symptôme de la perte son binôme, son meilleur ami, son repère, celui sur qui on pensait pouvoir s'appuyer.
Chaque jour, Mona jette un caillou dans une rivière pour se délester de sa peine, ignorant que ce geste plonge Eko dans une boucle temporelle dont lui seul a conscience.
J'avais peur que la "malédiction" d'Eko rende les boucles temporelles trop répétitives, mais c'était très finement narré.
Le récit est plein de poésie et de douceur, porté par ses couleurs claires.
Les personnages sont très expressifs, touchants et attachants (même si j'ai eu beaucoup de mal avec les crises de colère de Mona). Ils cherchent à se pardonner et à se réconcilier.
Seul petit bémol : les personnages secondaires et le cirque sont laissés de côté pour mettre en valeur les personnages principaux.
Une lecture très tendre qui m'a donné très envie de lire Rivages Lointains de la même illustratrice, Flogny Anaïs.