J'ai mis du temps à le lire après la baffe Quartier Lointain, histoire de bien décanter et de m'émanciper de toute cette petite musique propre à Taniguchi.
Sorte de mea culpa mélangé à du devoir de mémoire, le Journal de mon Père fouille dans le passé et la famille, tout comme Quartier Lointain, mais les points communs s'arrêtent là. Ce n'est pas de la fiction, c'est bien plus terre à terre et quasi clinique dans le déballage de souvenirs. Du fait j'ai été moins "happé", lisant chapitre par chapitre et non d'une traite.
Il demeure pourtant évident que c'est du très bon Taniguchi tant l'émotion est distillée avec retenue (ils sont trop forts ces Japs :cry: ), des passages dégoulinent de réalisme et de nouveau.. La petite musique fonctionne.