Comme d'habitude, Thorgal ne demande rien à personne. Puis, sa p'tite famille et lui se font agresser et après quelques péripéties, le héros se trouve dans l'inconfortable position de remplir une mission encore une fois impossible pour sauver des miséreux et raisonner un vilain tyran qui finira par se repentir. Et ça se termine par le célèbre "tout est bien qui finit bien" de Shakespeare (c'est même écrit dans les narratifs) !
Dans Le Mal bleu Thorgal rencontre le calamar géant de 20.000 Lieues sous les mers, des Ewoks et un genre de Léonard de Vinci, dont il utilise même les inventions géniales, le tout se déroulant dans un paysage hybride qui évoque les mangroves sud-américaines aussi bien que l'antique Babylone. Bref, c'est un patchwork assez maladroit et, il faut le dire, assez indigeste. En tout cas, pas convaincant.
De plus, le dessin ne surprend plus et manque d'inventivité. Les couleurs, majoritairement lavande et jaune pastel (rappelant celles de la BD industrielle) ne sont pas toujours très heureuses. Seul personnage touchant : la naine qui (comme d'habitude) a flashé sur Thorgal.
Bof bof bof. Un grand manque d'originalité dans ce tome très dispensable.