L'enfance à l'ombre des morts. Découpée sur le papier-peint à fleurs, les yeux brillant de mélancolie. On se bagarre gaiement avant de partir pour la commémoration sous le lourd ciel gris. Le grand-père en partant dit à son petit-fils : "Souviens-toi... Souviens-toi de tout. C'est à travers toi maintenant que mon histoire va survivre. Tu ne dois pas oublier mes souffrances. Tu seras fort de ça, mon petit-fils." Dans la nuit mémorielle, les fleurs continuent de pousser. Au fond des bois, les enfants meurent aussi. Les prédateurs d'hier sont ceux d'aujourd'hui. Et les monstres en noir et blanc sortent quand même de l'écran. Traversée des chagrins dans de larges cases. Retrouver la couleur.