Quel plaisir cette nouvelle itération du chevalier noire ! Certes c'est une version qui montre un certain penchant vers une politique de gauche, parce qu'il est aujourd'hui difficile de croire que des milliardaires puissent être des personnes gentilles et généreuses. Alors ici Batman est issu du peuple, de la classe moyenne, fils d'un instituteur tué par un forcené lors d'un attentat dans un zoo. Il travaille comme ingénieur le jour, s'entraîne sur son temps libre, et massacre violemment les méchants la nuit. Parce que Batman, le justicier obnubilé par la sécurité, a toujours fait en sorte de ne jamais tuer ses ennemis. C'est toujours le cas ici, mais après un très long séjour à l'hôpital. "C'est trop." pourrait-on se dire, et les auteurs y répondre dans le chapitre 4 : "Trop, c'est peut-être ce qui est nécessaire pour notre monde."