Ce quatrième tome marque malheureusement un essoufflement de la série. Là où le concept de réécriture historique autour du savant trouvait encore un véritable intérêt dans les tomes précédents, cette nouvelle itération donne l’impression de tourner en rond. Après l'originalité du premier opus, le deuxième volet brillait par son audace et sa part de fiction assumée, tandis que le troisième se distinguait par une approche plus intime et émotionnelle du personnage. Ces deux derniers angles apportaient une réelle plus-value narrative alors que Les Années noires peine à renouveler le propos et se contente d’une intrigue plus convenue, presque scolaire dans sa manière d’intégrer Champignac à la grande Histoire. (Difficile également de ne pas voir dans ce tome une tentative un peu opportuniste de surfer sur la vague Oppenheimer)
Le résultat n’est pas désagréable à la lecture, j'ai calé ça entre la dinde et la bûche en guise de trou normand c'était très bien, mais le manque d’originalité et de nécessité rend l'opus dispensable, et confirme que la série gagnerait à se réinventer... ou à s’arrêter