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il y a 7 jours
Suivrele nom de la cause
Les druides nous plongent, quelle surprise, dans un univers fantastique noir et oppressant, avec cadavres et personnages inquiétants à l'appui. Il s'inspire beaucoup du Nom de la rose. Difficile de...
Les druides nous plongent, quelle surprise, dans un univers fantastique noir et oppressant, avec cadavres et personnages inquiétants à l'appui. Il s'inspire beaucoup du Nom de la rose. Difficile de ne pas y penser devant cette histoire où un druide hors normes, accompagné de son apprenti qui est aussi le narrateur, est appelé dans une communauté chrétienne pour élucider le mystère de l'assassinat de nombreux moines, sur lesquels on a retrouvé des symboles druidiques. Il y a même un moine aveugle qui...
Bref.
Bien sûr, notre héros souhaite que les druides soient hors de cause, car cela se passe alors que le christianisme se verrait bien éradiquer les anciennes croyances.
Un mot sur le scénario : cette ambiance sombre fait même intervenir une meute de cavaliers particulièrement menaçants. Ce procédé, cette ambiance, cette manière de conduire un scénario, on la reconnaît, c'est celle du Troisième testament, c'est celle de Samouraï. Alix sénateur proposait aussi quelque chose dans ce goût là.
En fait, on devrait interdire ce genre de choses au scénariste : trop fait, trouvez autre chose. Quitte à avoir un environnement celtique sombre, préférez la démesure de Slaine.
Là où Les Druides relève un peu le niveau, c'est dans ce dessin plutôt réussi, que ce soit au niveau de l'illustration des lieux ou des personnages.
C'est aussi (et surtout) dans cet univers celtique, pour le moment peu ébauché, ou au détour d'un feu de camp on peut se retrouver dans un autre monde, mais les pouvoirs des êtres divins s'estompent, car il y a moins de gens pour croire en eux. Bref, contrairement à Samouraï ou tout cela se retrouvait plaqué sur un univers plus fantasy que japonais, ici cela colle bien avec l'univers celtique. Voilà un vrai bon point.
Bref, à la fois je n'y crois pas trop, je n'ai pas l'impression que l'on doive s'attendre à quelque chose de très original, ni passionnant, on pense au Nom de la rose c'est vrai, mais celui-ci avait une dimension métaphysique, pas sûr qu'ici ce soit le cas ; et à la fois j'ai pour le moment envie de continuer un peu cette série.
En espérant que les personnages se développent mieux, ou qu'elle parvienne, pourquoi pas, à se démarquer de ses modèles, voire même qu'elle embrasse la démesure que l'existence manifeste des autres mondes permet.
Il est permis de rêver, tant qu'on n'a pas ouvert le tome 2!
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il y a 7 jours
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