Cauvin est vraiment au niveau zéro de l’inspiration dans Les Faiseurs de silence, et prolonger une nouvelle fois cette histoire de boîte noire trahit un manque évident d’intérêt pour ses personnages ; ce qui n'est pas surprenant, vu le mépris de la direction de Dupuis à l'égard des auteurs. Et on ne s’éternisera pas sur le pompage de La Bulle du silence (heureusement citée in extremis par un astérisque) et on s’empressera d’oublier cet album ainsi que son prédécesseur.
A noter que la fin originale, telle que publiée dans le Journal de Spirou était différente, mais l'éditeur exigea qu'elle soit refaite pour la parution en album : Le cube de béton armé "à toute épreuve" était jeté dans l'océan, mais ne résistait pas à la forte pression de l'eau dans les abysses. Ce qui provoquait une formidable explosion qui détruisit le bateau du Capitaine et de Calloway. Plus tard, les journaux faisaient part d'un fait étrange : 40 baleines venaient de se suicider en s'échouant sur les côtes japonaises et Spirou cassa la gueule de Fantasio. FIN.
Quelle que soit la fin, Les Faiseurs de silence ne brille pas par son originalité.