réussie sur le plan graphique que sur le plan narratif

Les Fantômes du Mont-Blanc est une BD qui me paraît nettement plus réussie sur le plan graphique que sur le plan narratif.

Il y a une vraie personnalité dans :

les personnages ; les expressions ;

les couleurs ; les décors alpins ; la composition des planches ; la façon dont l'ambiance est construite.

Ce n'est pas une BD qui donne l'impression d'avoir un dessin générique. On reconnaît une vraie patte. On voit vraiment un auteur qui possède son propre langage graphique.


Je trouve assez intéressant que le titre nous vende presque une aventure de fantômes, alors que l'album est finalement beaucoup plus contemplatif, mystérieux et introspectif que ce qu'on pourrait imaginer.

Quand tu vois Les Fantômes du Mont-Blanc, puis la couverture avec le château, la jeune fille et le chien, ton cerveau s'attend assez naturellement à :

Fantôme , Château , Mont Blanc , Mystère aventures.

Et finalement, à la lecture, tu peux avoir l'impression que les fantômes ne constituent pas réellement le cœur de l'aventure.

Ce n'est pas forcément que le titre est faux, mais plutôt qu'il met en avant une dimension qui n'est pas celle qui m'a semblé la plus dominante dans ton expérience de lecture. Un titre et une couverture doit constituer une promesse au lecteur.

Par exemple, si tu vois :

LES FANTÔMES DU MONT-BLANC

tu t'attends à ce que le fantastique, les fantômes et le mystère soient des moteurs importants de l'histoire.

Si après 176 pages tu te dis :

« Attends… finalement, j'ai surtout suivi une fille qui cherche à retrouver sa mémoire. »

il y a un petit décalage entre la promesse se fait le lecteur et l'expérience.


L'histoire, C'est là que je bloque.

L'idée de départ est intéressante : une jeune femme qui cherche à retrouver sa mémoire dans un contexte fantastique et mystérieux.

Mais je trouve que la narration est parfois trop nébuleuse.

Le problème n'est pas forcément qu'il n'y a pas d'histoire. Il y en a une.

C'est plutôt que l'objectif dramatique n'est pas toujours suffisamment clair et moteur.

Et ça produit exactement le sentiment :

« Je comprends ce que je suis en train de regarder, mais je ne ressens pas forcément pourquoi je dois continuer. »

Pour moi, c'est le principal défaut de l'album.


Criquets_
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il y a 3 jours

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