C'était bien pratique, j'ai découvert cette série à la sortie du Tome 2 qui fleurissait dans toutes les vitrines d'Angoulême lors de mon dernier passage. A l'approche de mon anniversaire ma femme a sauté sur mon intérêt alors naissant du bordel pour trouver quelque chose à m'offrir qui ne soit pas un vinyle..
Il faut avouer que la couverture est assez parlante pour n'importe qui ayant su apprécier une partie de cette saga. Non seulement dans le dessin qui transcende la photographie mais aussi dans l'annonce du graphisme que l'on va découvrir. Car, si la couleur est belle, le trait est simple, ce qui annonce la tonalité de la reliure.
En admettant que le fanatique n'apprendra que peu de chose, force est de constater que l'ensemble est bien documenté. A la rigueur, on apprendra le parcours adolescent de George, la rencontre avec sa femme et quelques anecdotes de casting (LOL Harrison menuisier). Mais l'empire médiatique construit autour de cette réussite nous a déjà livré beaucoup des secrets de tournages, de montage, d'effets spéciaux etc...
Malgré tout, c'est dans cet ensemble que la BD se démarque, trouve sa place et donne une nouvelle tonalité. Le coté humain.
A ces mots, d'emblée, on pense aux qualités qu'il faut pour achever un tel projet, quelques défauts utiles etc... mais ce n'est pas ce qui est mis en avant. Le Truc humain ne résidant pas dans une personne, mais dans l'association de plusieurs personnes. J'ai déjà aperçu la série Disney retraçant la naissance d' ILM qui donne une idée de la somme de talents pour mettre en branle la boite, à contrario, la BD nous expose une galerie de soutiens, de connaissances, de gens de passages qui ont croisé le destin de Jojo.
Francis Ford, Martin, Jodie, Brian, Steven, Christopher, John, tout le gratin d'Hollywood des années suivantes encore dans sa prime jeunesse. Le plus important étant le moins connu Alan Ladd Jr.
Fils, je présume, de Alan Ladd, acteur que je connais peu et seul nom de cinéma que m'ait appris mon père
Le récit va alors exposer le récit initiatique de George, les rencontres, la mise en forme des idées, les influences, les aléas météos et géopolitiques, les renoncements utiles pour avancer, l'alchimie entre les acteurs etc... le tout parsemé de quelques digressions comme l'anecdote tordante de la relation entre Anthony Daniels et Kenny Baker et le running gag de .... Kenny Baker.
Tous ces personnes et évènements se liguant pour mettre une raclée au board de la 20th
La seule déduction possible est bien que Star Wars est le fruit de l'effervescence de ces années 70, du nouvel Hollywood. Une époque où l'espoir était possible.