Les Herbes sauvages se lit sans déplaisir, mais laisse finalement une impression de vacuité... Le propos, bien qu’empreint de sensibilité, tourne un peu en rond, les mêmes idées revenant sans véritable progression ni puissance nouvelle malgré la longueur du livre. Les thèmes plus profonds, notamment celui du colonialisme canadien ou du mal être adolescent, sont effleurés plutôt qu’explorés, donnant au livre une portée finalement assez superficielle. Quant au dessin, il reste assez "quelconque", efficace mais sans personnalité marquante, ce qui n’aide pas à donner du relief ou de la densité au récit...
Malgré la sincérité du projet, que l'on peut supposer plus ou moins autobiographique, cela peine à compenser la faiblesse de l’exécution. Au final, une œuvre honnête mais très moyenne, qui peine à marquer.