La famille de Simone Veil a été victime de déportation. La magistrate puis femme politique a témoigné en détail de cette expérience dramatique, a évoqué, le sort de ses proches. Une collaboration avec David Teboul a contribué à des développements à leur sujet ; et ce résultat est transposé en bande dessinée, avec des dessins s'apparentant à l'aquarelle. La narration est centrée sur Denise et Simone, Madeleine décédant en 1952 d'un accident de la route. Le ton reste factuel mais décidé. L'oeuvre montre avant tout la détermination des protagonistes, reste active et non pas larmoyante et encore moins miséreuse. Cela n'empêche pas de frémir, mais permet de s'accrocher à une trame qui en vaut la peine.
Ce livre est promu par le mémorial de la Shoah, à l'occasion d'une exposition consacrée à Simone Veil et ses soeurs.
Il permet d'opérer son devoir de mémoire, de réfléchir sur les modes d'action et de résistance à l'oppression, à la solidarité familiale en cas de drame. Voilà qui est fort utile.