La BD commence avec une petite phrase de l’auteur qui indique qu’il est très content de cette sortie en format poche car ça rapproche cette oeuvre du format manga et il a toujours voulu en réaliser un. Effectivement, on s’en approche fortement.
Les dessins, les couleurs, l’univers singulier où poissons et humains cohabitent m’ont tout de suite transporté.
Nous suivons les aventures du jeune Iode, qui attend chaque matin une lettre de sa mère aviatrice. Las qu’elle n’arrive pas, il décide de se rendre au bureau de poste de la ville pour savoir où elle est.
Cette quête pour une "simple" lettre se déroule dans un monde tendre, plein de poésie et installe immediatement un monde étrange, burlesque mais qui apparaît de premier abords un peu naïf et insignifiant.
Or le ton oscille entre tout ça (tendre, poétique, burlesque, étrange) mais au fur et à mesure de cette quête le recit est aussi traversée par des intrigues et un fond beaucoup plus sombre et profond que ce à quoi je m’attendais.
Iode rencontre des personnages hauts en couleur tels que Frangine (une auto-stoppeuse mystérieuse) et Cycy (un flic totalement à l’ouest)
Au fil du récit, et surtout vers la toute fin, on s’attache vraiment à ces personnages.
J'ai terminé le récit avec une larmichette à l’œil, ce que je n’aurais jamais escompté en débutant cette lecture.
Bref, je suis très rapidement rentré dans cette BD/manga dont j’ai trouvé l’univers visuel (ses couleurs, les traits du dessin...) vraiment très approprié à ce conte doux-amer qui dévoile au fur et a mesure une noirceur habilement distillée dans son ton à la fois burlesque, mélancolique, fragile pour finir avec énormément d'émotions