Comme toujours, Taniguchi maîtrise à merveille son dessin et son découpage. Il remplit les cases de belles photos. Grâce au format manga, il peut s'attarder sur les paysages, donnant ainsi au lecteur la sensation de voyager dans les grandes plaines du Currumpaw.
Les premières pages peuvent laisser circonspect, le faciès des cow-boys nippons surprend. Où sont les gueules de dur-à-cuire dont Sergio Leone nous abreuvait dans ses westerns spaghettis ? Pour Taniguchi, il semblerait que la vie, si rude soit-elle, ne marque pas les visages. Hormis cette quasi-anomalie, le trait de l'auteur est toujours aussi expressif et finalement approprié pour narrer cette fresque animalière.