Il est évident qu’il va y avoir bataille.
Entre les « pro » et les « contre ».
- Car une des sources d’inspiration de Maison Croâ Croâ est évidente et très (trop) appuyée. Miyazaki et le folklore japonais (relation à la nature, yokais, croyances populaires, cerfs-volants…)
- Car Davide Tosello recycle ce qu’il a graphiquement réussi avec Blue (sa protagoniste).
Mais il suffit de passer quelques minutes sur le site de l’artiste pour comprendre que son univers est vaste et donc forcément spécifique.
Maison Croâ Croâ nous emmène au-delà de la référence évidente.
Il questionne avec beaucoup de sensibilité notre rapport au temps et aux habitudes de notre propre vie.
- Les rêves qui s’effritent et sont oubliés.
- L’émerveillement de l’enfance qui s’évapore peu à peu.
Un grain d’insécurité s’est déposé au fond de toi […] et il a détruit tes rêves
C’est d’ailleurs une des différences majeures avec le maître Miyazaki qui place des enfants dans le monde – empli de désillusion – des adultes.
Davide Tosello reconnecte un jeune adulte à son énergie de l’enfance.
Et tout dans sa bande dessinée y participe :
- Le mouvement incessant des protagonistes,
- Les couleurs chatoyantes,
- Les dialogues incisifs.
En un mot le thème principal du récit : le voyage.