Uchronie spatiale avec du potentiel
Avec un titre pareil, cela ne pouvait que s'annoncer intéressant. Et ça l'est, pour moi, pour ceux qui vont de temps en temps sur l'Encyclopaedia Astronautica regarder les différents projets de vaisseaux spatiaux abandonnés, les tentatives des Russes d'aller sur la Lune, Mars ou même plus loin.
Royal Space Force, comme son titre le laisse penser, part avec la promesse d'un "et si les Anglais s'étaient emparés de Vaun Braun avant les américains" et lancé aussitôt un ambitieux et illimité programme spatial, histoire de garder leur glorieux Empire au sommet. Et... c'est à peu près tout. On suit en parallèle l'irrestible ascension de l'Empire Britannique au rang d'unique puissance spatiale et l'époque moderne le ministre de l'espace qui a tout vécu depuis le début, seul survivant de la glorieuse époque des débuts. Enfin, glorieuse à un détail sonnant et trébuchant près.
Après quoi, je suppose que c'est le rendez-vous à l'épisode prochain. C'est dommage, il y a un gout de trop peu, une impression que la bonne idée n'a pas été exploitée complètement. Espérons qu'une suite permette de développer l'histoire et de se sortir de cette longue scène d'exposition qui dure tout le long de Royal Space Force.