J'ai été interpellée par la couverture : j'avais hâte de retrouver le dessin de Philippe Berthet, que j'avais adoré dans Le crime qui est le tien.
Je ne suis pas une grande amatrice du genre polar. Et pourtant.
L'histoire se déroule dans une petite ville de Suède. Les personnages sont rapidement cernés : nouvelle flic, les collègues sympas/bourrus, les parents, l'ex-copine... Bref le décor est planté de façon traditionnelle. Clair, on ne s'y perd pas. L’enquête est simple : un gars a disparu, il faut le trouver et le nombre de suspects ne manque pas.
On pourrait reprocher la trop grande simplicité du scénario. Mais je trouve au contraire qu'il sert parfaitement le dessin et que ce dernier lui rend bien. Pas besoin d'en faire des tonnes, ce n'est pas parce que c'est un polar qu'il faut brouiller les pistes.
L’histoire va à l'essentiel. Il y a juste ce qu'il faut de dialogues, de rebondissements et d'effets de genre. L'équilibre est bon, je l'ai lu d'une traite, sans accroche.
Et puis les dessins. Tellement beaux. Des couleurs subtiles (de Dominique Daniel), ni trop fades ni trop criardes. C'est reposant tout en étant une découverte de tous les instants grâce notamment aux découpages. J'aime ces visages si simples et expressifs, ces décors précis et soignés.
Une BD que les amateurs du genre trouveront sûrement "sans plus", mais qui me laissera un agréable souvenir.