À l’époque où je l’ai lu, j’aurais voulu en être l’auteur. Le mood est immaculé. Y a une sorte de dualité entre la vie sentimentale des persos principaux qui domine le récit et le côté western en toile de fond. Un équilibre contre-intuitif pourtant très efficace qui est permis par la manière dont Blain laisse évoluer l’histoire : d’une façon qu’on devine spontanée, organique, naturelle…
En plus de ça, son trait est extrêmement expressif. C’est dynamique, efficace, bavard avant même d’avoir lu un seul mot. C’est cette expressivité qui me charme le plus je crois. Il en naît un sentiment presque complice entre le lecteur, les personnages, l’auteur… c’est très atypique et pourtant j’en raffole. Faudrait que je relise attentivement pour voir si c’est pas devenu un peu problematchique ou cringe avec le temps, mais de mémoire j’y avais toujours trouvé une forme de justesse, de douceur. Certes c’est un peu bro coded mais je crois pas que ce soit malaisant. Bref je me ferai un plaisir d’aller vérifier