Nellie Bly fait partie de la communauté des femmes rebelles et inspirantes.
Figure relativement peu connue en France, elle est une icône aux Etats-Unis pour les féministes.
Elle est devenue reporter autant par vocation que par devoir :
- très jeune, elle dû aider sa mère à joindre les deux bouts après la mort de son père.
- puis révoltée par un article mysogine, sa réponse lui vaudra d'être publiée puis embauchée par le journal dirigé par Pulitzer pour réaliser un reportage immersif dans une institution psychiatrique dédiée aux femmes.
Plus tard, par défi, elle partira pour faire le tour du monde en moins de 80 jours. Son histoire deviendra alors mythique.
C'est donc ce reportage dans un "asile pour femmes", accompagné de quelques d'éléments biographiques, que nous propose le duo Virginie Ollagnier (scénario) et Carole Maurel (dessin).
- L'histoire est racontée efficacement avec quelques flashbacks pour apporter un peu de variété.
- Les graphismes retranscrivent parfaitement les ambiances moroses et malsaines de l'hôpital de Backwell.
Le tout n'est certes pas un chef d'oeuvre : il manque un peu de corps et de prise de risque.
Mais je conseille vivement cette BD porteuse de sens et d'espoir. 100 ans après la mort de la reporter, ses combats ne sont hélas pas encore devenus obsolètes.
Nellie Bly (5/5/1864 - 27/6/1922)
Je n'ai jamais écrit un mot qui ne venait pas du coeur et je ne le ferai jamais.