J'ai découvert 2 bandes dessinées coup sur coup dont l'approche peut être comparable.
- Pour le scénario, une plume qui a fait ses preuves par ailleurs.
- Des dessinatrices aux styles particuliers et éloignés des "standards grand public".
A l'arrivée, 2 émotions très contrastées.
Il ne s'agit pas de "comparer" Nepka d'une part et La nuit retrouvée d'autre part puisque je fais référence à la BD de Lola Lafon et Pénélope Bagieu.
L'idée est surtout de relever la (magie de la) beauté de Nepka.
Des dessins simples ET suggestifs
L'ouvrage propose de nombreuses pages avec des décors épurés, des traits quasi enfantins (qui rappelle dans son approche le très réussi La saga de Grimr) et des couleurs travaillées sur des nuances d'une tonalité (rose, vert, bleu...).
On retrouve ainsi l'épure de koan Zen.
C'est évidemment cohérent puisqu'il s'agit de mettre en scène la culture Aïnou (d'Hokkaido).
Un scénario simple n'est pas forcément simpliste.
L'émotion est suggérée et omniprésente.
Nul besoin de mille mots ou de dessiner mille larmes. Nulle nécessité d'originalité.
Ici, l'ouvrage questionne la relation Homme - Nature. Ou encore comment l'on devient soi-même.
A l'arrivée, la force de Nepka est la maitrise :
- des textes (rares),
- des paysages (proches de la technique du Sumi.e)
- des transitions entre les cases/pages (les ellipses de temps et de lieu).
Bref un ouvrage peut être simple et toucher une part de vérité. Ce qui n'est pas très loin de la définition de la poésie.