Murena – Tome 13 : Les Néronia (Dargaud) s’inscrit pleinement dans la continuité de la série. On y retrouve avec plaisir les intrigues de pouvoir, les complots et toute la richesse politique de la Rome antique, éléments qui font l’ADN de Murena depuis ses débuts. Ce tome marque le lancement du dernier cycle, Le Cycle de l'amitié, et se ressent clairement comme un volume de mise en place.
L’ensemble m’a toutefois donné une impression de précipitation : les événements s’enchaînent rapidement et certaines sous-intrigues arrivent de manière un peu abrupte, comme si les pions étaient déplacés à marche forcée pour préparer la suite. On sent que ce tome sert avant tout à poser les de ce qui va suivre dans les prochains tomes, parfois au détriment du développement de certaines situations.
Côté dessin, Jérémy succède à Theo avec beaucoup de réussite. Le trait reste solide, lisible et immersif, et le travail sur les couleurs est particulièrement appréciable, conservant l’ambiance sombre et politique propre à la série.
Un tome de transition donc, avec quelques actions qui tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, mais qui demeure très agréable à lire. Les amateurs d’intrigues politiques romaines y trouveront sans aucun doute leur compte.