Nouveau titre furyô (manga mettant en avant la jeunesse délinquante), Nine Peaks raconte la mésaventure fantastique de Goku, bad boy qui se trouve plongé dans le passé, se trouvant avec surprise face à Harumi, son père adolescent, cogneur comme lui. Tout juste décédé dans le présent, ce père est bien différent de l’adulte tempéré qu’il est devenu, et la redécouverte du père par le jeune héros permet d’aborder sans détour le thème de la relation parent-enfant, le fils s’apprêtant à découvrir l’évolution d’un père qui s’annonce surprenant, lui qui aurait mis fin au climat de violence de la ville.
De plus, l’aspect voyage temporel inopiné permet d’entretenir l’arc narratif fantastique, notamment sur le fait qu’il soit programmé et que Goku ne semble pas être le seul concerné. Cette intrigue est introduite malicieusement pour être développée dans la suite. Si ce titre peut souffrir de la comparaison avec Tokyo Godfathers, succès dont il partage les mêmes thèmes (gangs, voyage temporel), Nine Peaks se démarque par le ton plus intimiste, le lien père-fils et par un graphisme plus mature (traits et ombrages soignés). Avec ces arguments, cette nouvelle série est une nouvelle proposition furyo qui trouvera son public.