Ca carbure, dès le départ on fait la connaissance de Jeb, jeune homme « indépendant » qui aime tailler dans le vif dans tous les sens du terme, puis de Bess, de Maxine, etc … . Le scénario est assez simple mais l’histoire plus compliquée car il s’agit d’un livre chorale où nous croisons des personnages bien distincts qui finissent par se croiser à un moment ou à un autre pour le meilleur et pour le pire, le pire prenant une place non négligeable dans cette BD.
On est donc dans le fin fond des Etats-Unis : celui d’Américains qu’on pourrait vite qualifier de bofs de campagne pour qui la violence (sentimentale, physique, conjugale) est le quotidien. Au départ j’ai été un peu perturbé par le traitement car tous les personnages arrivent chapitre après chapitre avec leurs propres problèmes et leurs histoires. Du coup il faut un minimum d’attention pour ne pas louper les connections. On se laisse prendre ensuite par le graphisme à la fois sombre et dynamique et par les aventures dramatiques des protagonistes jusqu’au dénouement final. Il y a du sang, des morts donc à ne pas mettre dans les mains des enfants tout de même. C’est un livre efficace avec du peps, comme Jeb avec son couteau, et qui ne fait pas dans la dentelle.