Le sujet est vraiment hyper intéressant et la manière dont c'est raconté, en mode journal intime, me plaît, même si ce n'est pas parfait tout du long.
Au début je me suis demandé si j'avais bien fait de me lancer dans cette lecture car les 34 premières pages ne m'ont pas vraiment intéressé : les persos et l'histoire ne m'intéressaient pas des masses, mais surtout pour une raison en particulier : bon sang, qu'est-ce que je trouve les dessins moches ! Ils ne sont pas du tout à mon goût.
Heureusement, à la 34e page, le récit tombe dans le cœur du sujet : la révélation du VIH.
Certes, les dessins ont continué à me faire saigner les yeux, mais j'ai enfin été pris par l'histoire.
Elle présente les questionnements et les routines quotidiennes liés à une relation de couple avec le VIH : les peurs, le quotidien, les angoisses, les questionnements, et surtout le fait qu'il y ait dans l'histoire un enfant de 3 ans qui est aussi séropositif.
Ça se sent que l'auteur prend parfois des pincettes, notamment sur l'état de santé mentale de sa compagne, mais il aborde tout de même, même rapidement, les choses de front : ses phases de dépression, ses doutes sur elle-même, le poids de la maladie et la culpabilité...
J'ai senti que l'ensemble est vraiment traité avec sincerité avec un naturel salvateur et de manière assez brute, c'est vraiment ce qui fait la force de cette BD.
Comme l'histoire se passe vers 2001, c'est aussi une vraie bulle temporelle sur la maladie à cette époque, sur la façon dont elle était traitée et vue par leur médecin (qui est vraiment un chouette médecin, très rassurant sur la maladie, même si il a ses humeurs 😅)
En revanche, un bémol sur l'ajout de la partie “13 ans plus tard”. Sur le fond, c'était intéressant de redonner la parole aux protagonistes de cette histoire et à une nouvelle venue dans la famille, mais je n'ai pas adhéré à la manière dont c'est fait. Ça ne colle pas au reste de la BD, ça fait forcé. Il fallait faire quelque chose pour boucler la boucle, mais pour moi, pas comme ça.
Mes notes :
1/10 pour les dessins (pas du tout à mon goût).
9/10 pour le sujet et le fond.
7/10 pour l'exécution en mode journal intime, le découpage simple mais efficace et fluide et les idées de composition des cadres qui sont dans l'ensemble bonnes, malgré les dessins qui les dévalorisent.
Note globale : 7/10