Chronique complète
Extrait :
Difficile de cerner quelle sera la finalité de cette série, pour l’instant, le drame prend tout l’espace ne laissant que peu d’espoirs. Deux personnages humains ont pourtant réussis à réchapper à la mort, mais sont-ils hors de danger ? L’hécatombe continue inlassablement du côté des robots, au final, il ne va rester plus qu’un seul d’entre eux… Ou du moins, c’est ce que laisse entendre la version officielle, l’officieuse est évidemment tout autre.
Chaque tome a son lot de victime, même s’il tend à diminuer, il y en a toujours. Pour l’instant, seule deux personnes ont pu y réchapper, deux professeurs. Pour les robots, le final ne laissera que Pluto face à Epsilon, qui n’a rien d’un combattant. L’identité de l’ennemi tombe enfin, comme je le pensais, c’était plus complexe qu’autre chose et il y avait bien deux personnes derrière. Le coupable, le cerveau, est d’ailleurs facilement identifiable dès sa première apparition. Ses motivations le sont également, la guerre lui a pris sa famille humaine, ainsi qu’un fils robot et une bonne partie de son propre corps. Mû par la vengeance, il va jusqu’à corrompre son fils robot restant pour le transformer en Pluto. J’ignore toutefois comme le Roi peut avoir les mêmes hallucinations ou visions que Pluto concernant le champ de fleurs. Cette partie finit également par être expliquée, puisque Pluto qui a un autre nom, son vrai nom d’ailleurs, étudiait les fleurs. Son souhait été de pouvoir fleurir son pays natal, donc de créer une fleur suffisamment résistante. Une pensée bien loin de celle qu’il a aujourd’hui, qu’on lui a sans doute implantée sans son accord. On peut le voir lors de son échange avec Yuran où il avait retrouvé son esprit de départ, sans sa mémoire. Le bougre est manipulé et malheureusement, je crains que les humains s’en ficheront totalement et chercheront juste à le détruire. Toutes ses révélations sont surtout données à nous lecteurs, les autres personnages ne sont finalement toujours pas au courant. La femme de Gesicht fini par donner quelque chose au créateur d’Astro, cela ressemble à une puce, serait-ce celle de son défunt mari ? Si oui, le professeur qui est triste pour son enfant robot pourrait bien utiliser ses informations pour faire une bêtise également… Astro n’est pas réellement mort, il faut juste l’aiguiller vers une nouvelle personnalité… Si on a besoin de lui au combat, on risque fort de le pousser sur cette voie, alors même qu’il ne l’aurait jamais vraiment emprunté seul. Astro est connu pour se battre tout en restant bon, je suppose que cette intrigue a pour but d’expliquer comment il est parvenu jusque-là. Reste à savoir si c’est son créateur qui le guidera sur cette voie ou celui qui s’est occupé de lui ensuite.
J’en parle que maintenant, mais plusieurs personnages ont de sacrés nez dans cette série… Je suis désolée, mais ça me fait un peur rire… D’un autre côté, ce trait de visage n’est pas souvent aussi personnalisé et varié je trouve. D’habitude, ils ont un peu tous le même nez, là, c’est vraiment différent, notamment suivant l’origine du personnage. Cela apporte quelque chose en plus aux personnages, sans oublier les coiffures ou autres également. Le personnage de Gesicht est traité différemment des autres depuis le début, sans doute pour le rendre plus attachant et contrebalancer son acte. C’est identique pour sa fin, on nous le rend encore plus humain, avec de la culpabilité, une envie d’assumer ses actes et surtout d’avoir un enfant robot. Pas mal de souvenirs remontent et au final, ce sont ses sentiments, son caractère, qui le perdra. Un personnage que je n’aurais pas cru si attachant, puisqu’assez peu expressif, mais au final, cela fait mal au cœur de le voir finir ainsi. Même si son acte est jugé comme étant très grave, il n’a au final fait que réagir comme un humain. C’est bien parce qu’il y a un décalage dans le traitement des humains et des robots que cette société par en sucette. Ils donnent des droits aux robots, parlent de discriminations, autorisent l’adoption. Tout cela pour au final, être traité toujours bien moins que des humains par la majorité de la population qui les considère uniquement comme des machines. Pourtant, plusieurs ont montrés et ce, depuis longtemps, des sentiments variés qui les rapprochent vraiment des humains. Accepter d’être sur un pied d’égalité n’est pas quelque chose de simple pour notre espèce et ce, même dans le temps, on peut le voir aujourd’hui, le besoin de supériorité est bien ancré dans nos sociétés.
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