Démarrant sur une scène de désenvoutement digne de "L'exorciste", "Outcast" nous plonge dans les méandres de la face sombre de l'Ame humaine. Au-delà d'etre un simple récit à tiroirs autour de la possession par des Forces obscures, les Auteurs nous interrogent sur la définition du Bien et du Mal, du Manichéisme qui en découle. On y trouve également un véritable questionnement sur la Foi. Comment croire lorsqu'on se sent seul, abandonné? Est-il permis de douter? Un peu comme chez HP Lovecraft, l'Horreur est tapie dans l'ombre, indicible, davantage suggérée que réellement montrée. Les Etres malfaisants ne sont jamais dessinés en temps que tels, il s'agit ici de masses psalmodiantes, agglomérats d'yeux exorbités, de machoires, de chair et de crocs. Un parti pris esthétique qui correspond bien à la trame de l'histoire: les Démons se dérobent, se cachent mais sont bien là, présents...Ils ont déjà corrompus nombre de personnes...Et le pire est à venir...Le découpage, nerveux et truffé d'incrustations judicieuses, a un penchant très visuel et cinématographique. Espérons que l'adaptation télévisuelle à venir sera à la hauteur!