Post Americana est un comics qui brille avant tout par ses dessins. Visuellement, c’est vraiment réussi, et c’est clairement son gros point fort.
Concernant l’histoire, le début est très classique pour un récit post-apocalyptique, au point de frôler le cliché : un président autoproclamé en guise de grand méchant, un rebelle qui parvient à s’échapper, des cannibales en embuscade, une dure à cuire qui finit par se révéler plus sympathique qu’elle n’y paraît… Rien de vraiment nouveau, tout est assez prévisible.
Heureusement, arrivé à mi-parcours, le récit prend une tournure plus surprenante, avec un côté un peu WTF qui renouvelle l’intérêt. Mais malheureusement, tout est ensuite précipité dans le dernier chapitre, et la conclusion reste finalement assez banale.
Ce n’est pas un mauvais comics : c’est sympa à lire, les dessins sont superbes, mais ça manque d’un vrai twist marquant. L’humour ne m’a pas spécialement touché, et dans l’ensemble, ça reste un blockbuster pop-corn qui se lit vite… et s’oublie tout aussi vite.