L'idée de base est intéressante : Lex Luthor, ennemi de toujours du Kryptonien à cape rouge, décide de se lancer dans la course à la présidentielle des Etats-Unis d'Amérique, d'une part pour flatter son ego, de l'autre pour tenter d'en finir avec Superman.
On se dit qu’on va rapidement assister à la prise de pouvoir par Luthor et des conséquences qui en découleront pour la Ligue de Justice. Au final c'est l'inverse qui se produit, le rythme est relativement lent, il ne se passe pas grand chose et ça part un peu dans tout les sens.
Le découpage en micro-chapitres n'aide pas non plus à la lecture, on se retrouve parfois avec juste trois pages réalisées par une autre équipe de DC Comics avant de réintégrer le récit principal de Jeph LOEB et ED McGUINESS, ce qui hache complètement la lecture.
Si la partie "campagne électorale" est plutôt bien vue, avec tout ce que implique le contexte américain, les combats et interventions des supers vilains n'ont vraiment aucun intérêt. Mention spéciale à "tremblement de terre", le vilain le plus moche, le plus ringard et le plus inutile de tout l'univers DC.
Au final, on se retrouve avec un comics très moyen, le cœur du sujet, à savoir la prise de pouvoir par Luthor, est complètement expédié. Il y a beaucoup de parlotes et pas de véritable retournement de situation. C'est plat et sans saveur. Dommage.